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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 08:46
Hé oui les amis, toutes les bonnes choses ayant une fin, il nous a bien fallu conduire non stop pendant 4 jours pour enfin arriver dans le Queensland et boucler notre rodéo du désert. McKinnon, notre fidèle compagnon, aura bien assuré les 7000 km parcouru sans encombre, sans tamponner un kangourou et sans éclater de pneu sur l’asphalte bouillonnante du désert centre-australien… Nous sommes donc arrivés à Townsville [alias Ville-ville, ils sont cons ces aussies] le 5, avons profité allègrement de la plage et de nos derniers jours avec Ingmar, tout cela au bord de la mer de corail, chaude et turquoise; de quoi vous faire oublier bien vite la nostalgie du désert… Après quelques jours de repos bien mérités (bah, oui, 1 mois de vacances, c’est dur, on n’est plus habitués nous!) on a dû se résoudre à abandonner Ingmar dans son camping luxueux (comprenez: payant, avec douche, du luxe après un mois de camping sauvage). On s’est même fait un petit resto sympa, juste après que Jenny se soit fait arrêter par les flics, avec les sirènes et les gyrophares… rien de grave, juste un petit sens interdit pas totalement interdit…après deux trois explications et un test d’alcoolémie, on est repartis tranquilles… La larme à l’œil, nous avons repris la direction du sud, dans l’idée de trouver un boulot… Après quatre jours de recherches intensives, et après s’être faits renvoyer bouler par pleins de bouseux australiens, on a fini par trouver un backpacker qui nous a trouvé un boulot à chacun. Nous sommes donc depuis mercredi 16, membres actifs du club des fermiers bouseux du Queensland… On est donc logés à Bowen (ou Bowenwood, le petit surnom que les locaux se donnent, vu que le film Australia, avec Nicole Kidman a été tourné ici; mais quand on voit la tronche de la ville, on peut appeler ça Bouseuxwood), dans un backpack luxueux (à $200 la semaine par personne, il peut!), avec piscine géante, taxi pour aller au travail (à la ferme, la classe!), et surtout, la raison pour laquelle on est là: travail! Quand on désespérait de trouver quelque chose, on avait songé au wwoofing, qui compte aussi pour le visa. Il s’agit d’un échange de service entre fermiers et backpackers, on travaille gratos pour eux quelques heures par jour et ils nous logent et nous nourrissent. Du coup, même si on sait qu’on se fait un peu arnaquer par l’auberge où on loge, au moins, on gagne un peu de sous, ça servira toujours un jour ou l’autre. Pour l’instant, Sam travaille comme ramasseur de pastèques, et il bronze à vitesse grand V, et Jenny trie des poivrons dans un centre de… tri, bah oui. C’est pas super marrant mais c’est 7j/7, 10h par jour pendant 3mois, ce qui veut dire: deuxième visa (presque) garanti pour tous les deux. C’est cool de s’installer à nouveau quelque part, de poser les bagages, même si la tente nous manque! Dans la chambre, on est avec deux autres couples, des italiens super sympas avec qui on s’entend super bien et qui nous apprennent l’italien… A force de se réveiller à 3h du mat à grand coups de « Mamma mia bellissima puta merda », dans deux semaines on est trilingues! Parle italiano bene? no capito niente! Finalement on n’aura pas seulement progressé en anglais durant ce voyage, mais maintenant on a des bases en hindi, hollandais et italien, c’est cool non? Sur ce, on vous souhaite une bonne fête de la musique, et on vous donne des news bientôt, à ciao bon dimanche!
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 08:45

 

Après avoir quitté les magnifiques terres sacrées, nous avons repris la route en direction d’Alice Springs. Come nous voulions profiter jusqu’au dernier moment, nous sommes partis un peu plus tard que d’habitude et avons conduit de nuit pour la première fois. Nous pensions toujours aux vaches renversées du début et savions que si nous en croisions sur la route, nous avions peu de chances, avec notre petite McKinnon… Mais ce ne sont pas des vaches que nous avons croisées, mais… des dromadaires sauvages!! Un bon troupeau d’au moins 5 ou 6 membres de 2m50 de haut! Il y en aurait un bon million à se balader dans le désert, depuis qu’ils ont été abandonnés par les marchands qui ont trouvé un meilleur moyen de locomotion: le camion. D’ailleurs ceux-ci sont presque autant impressionnants que les dromadaires: ici, on les appelle les Road Trains, ce sont des énormes trucks à l’américaine suivis de trois voire quatre remorques, et pas des petites hein, des grosses comme celles des camions citernes! Ils font plus de 50 m de longs, ont parfois 64 roues, et n’hésitent pas à vous doubler sur les routes de campagnes (qu’ils appellent highways)!

 

Après cette rencontre sympa mais qui n’encourage pas vraiment à rester sur les routes, on est allés dormir au camping gratuit qu’on avait testé à l’aller. On croyait être au bout de nos émotions, mais on a eu l’occasion de tester une autre spécialité Aussie: L’émeu sauvage, qui vous réveille en pleine nuit car il veut dormir au chaud dans la tente, lui aussi (ou peut-être était il attiré par l’odeur de trois routards pas lavés depuis trois jours… qui sait?).

 

Après ça, la route est plutôt banale jusqu’à Alice Springs, on croise quelques kangourous, et on s’arrête une demi-journée pour marcher dans les Kings Canyon, où l’on voit de magnifiques perroquets multicolores et des lézards qui changent de couleur. On s’arrête un peu plus loin pour aller admirer un cratère de météorite -décidemment, on en aura cochés , des trucs, sur notre liste à-faire-un-jour-dans-sa-vie, durant ces trois semaines-; On arrive enfin à Alice qui n’a rien de spécial à part que c’est une ville, et quand on roule depuis 3000km dans le désert, c’est déjà pas mal. On ne peut pas dire que ce soit l’hospitalité des habitants qui nous ait marqué le plus, le climat est tellement menaçant ici qu’on a dormi dans la voiture, sur le parking de l’hôpital… La ville est un concentré d’Aussies fiers, gras, un peu concons sur les bords et d’Abos « colonisés » alcooliques qui sniffent de la colle et du pétrole toute la journée… pas top comme mélange (je parle des deux, là, colle+alcool mais aussi australiens pas malins+ aborigènes déprimés).

On part au plus vite mais pas sans avoir craqué à ce qui nous travaillait depuis un moment: se faire une randonnée à dos de dromadaires. On a donc eu le plaisir de monter et de randonner pendant une bonne heure, dans les McDonnell Ranges, dans un centre un peu hippie.

Depuis, nous avons repris la route de pied ferme, espérant arriver aussi tôt que possible dans le Queensland afin de trouver au plus vite une ferme où reprendre le travail. On ne peut pas dire qu’on ait dépensé comme des fous, pendant ce road trip: plus raisonnables que nous, y a pas: notre seul pécher (mais qu’il fût bon!), on l’appelait notre « treat day ». Chaque vendredi, on s’autorisait un plaisir… Une glace, un coca, au début, mais vendredi dernier on a opté pour un repas dont on rêvait depuis un bout de temps: on a acheté du bon pain (enfin, c’est plutôt un concept, parce qu’ici ce qu’ils appellent pain frais, c’est du pain de mie dans un sac en plastique) et du camembert! Bon, ok, il n’avait pas vraiment de goût et ressemblait plus à de la feta grecque qu’à du fromage français, mais bon… Vous l’aurez compris quand on rentre pas de régime mais cure de fromage!

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 08:39

Nous reprenons là où nous vous avions laissés… à Adélaïde.

Après quelques jours de route droite et ennuyeuse, nous avons attaqué la partie intéressante: le désert -quoique c’est aussi droit, et encore plus ennuyeux, passés les trois cents premiers km (et encore, il faut être assez téméraire pour aimer après vingt km…).

 

Passée la dernière « ville », on est préparés au pire, les panneaux « attention, plus de station service avant 400km » se succèdent, et l’on croise un cortège de vaches écrasées au bord de la route: ne pas conduire la nuit, les routes ne sont pas grillagées, on vous aura prévenus… Ca fait froid dans le dos! Après les vaches se sont évidemment les kangourous qui nous tiennent compagnie, écrasés aussi pour la plupart, mais heureusement, on a la chance d’en voir quelques beaux troupeaux sauvages et bien vivants.

Après quelques jours de solitude totale, et après avoir avalé trois bouquins chacun grâce aux quelques centaines de km de route droite que l’on a déjà franchit, nous voilà à Coober Pedy, capitale mondiale de l’Opale. On se croirait dans un film, d’ailleurs on y est: de nombreux films on été tournés ici, comme Pitch Black, Mad Max ou Star Wars (mais on n’a pas croisé d’Ewok, dad, je me doutais que tu te poserais la question).

La ville est vraiment spéciale, habitées uniquement de miniers venus faire fortune, et la promenade est déconseillée car les mines ouverts sont partout, et très dangereuses. La plupart des habitations sont troglodytes car il y fait trop chaud pour habiter hors de terre, et de toute façon la plupart des gens n’a pas l’électricité. Nous, on passe une des pires nuits depuis le départ, même pire que la nuit tellement glaciale qu’on ne pouvait pas ouvrir la tente puisque la fermeture était gelée, c’est pour dire… Tempête de sable et pluies torrentielles se succèdent toute la nuit, une expérience qu’on a tenté pour vous… et dont on se souviendra!

Le lendemain on fait un tour dans les mines extérieures pour tenter de trouver un caillou, mais, bredouilles, on part visiter une église orthodoxe serbe troglodyte (oui, oui, il y a vraiment des trucs, on sait pas ni comment ni pourquoi ils sont là…) et, un peu plus tard, on tombe sur un chinois fou qui veut nous vendre son opale made in china et qui nous donne les trois seuls mots qu’il connaît en français: testicule, spermatozoïde et ovulation… allez comprendre… ou pas d’ailleurs!

 

Quelques jours et quelques nuits seuls au monde plus tard, nous voilà enfin arrivés à l’Uluru, lieu le plus sacré d’Oz.

On y passe les trois meilleurs jours depuis un bon bout de temps, avec visites des lieux, explications des modes de vie aborigène, randos magnifiques dans les gorges du Katatjuta et autour de l’Uluru…

Ces deux hauts-lieux du tourisme Aussie sont en fait des monolithes sortant de terre et s’élevant à plusieurs centaines de mètres de haut, sans véritable explication et visibles de très loin, vu qu’ils sont au milieu de -c’est le cas de le dire- nulle part! Un soir, au détour d’un chemin, on croise un dingo sauvage, qu’on prend pour un chien au début.

On se fait plaisir en allant observer le coucher du soleil sur les Katatjuta (plein de têtes en Anangu) et le lever du soleil sur l’Uluru. Ils se trouvent tous deux dans un parc national, car en fait ils appartiennent aujourd’hui aux Abo qui vivaient là avant l’arrivée des européens.

 Exploités par les tours opérateurs touristiques pendant des années, ils ont été redonnés à leurs possesseurs ancestraux, qui, à défaut de pouvoir y vivre à nouveau comme avant, ont passé un pacte avec le gouvernement. Ils louent donc ces terres sacrées, et ont obtenu en échange la reconnaissance de leurs droits, dont celui de protéger ces lieux.

Ils avaient l’habitude de venir ici dans un but éducatif, et tentent donc à présent d’éduquer non pas leurs enfants, mais nous, les touristes.

Il est même possible de grimper sur « The Rock », mais évidemment c’était hors de question pour nous, puisque ça va à l’encontre de la volonté des Anangu. Après trois jours sur ce territoire sacré, nous sommes repartis sur les routes, en direction du Queensland, où de belles rencontres nous attendent!

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 10:47

Buenos dias!

 

hey hey hey! Nous voilà dans un Mccas près d'Adelaide, et on a quelques belles histoires pour vous...

 

Après avoir quitté Melbourne vendredi, la voiture chargée à craquer et les papiers réglés, on prend la route de la Great Ocean Road -plus ou moins pour faire plaisir à Ingmar- Quelques heures plus tard, on croise nos premiers koalas sauvages, perchés dans les arbres au dessus de nos têtes. Avis à ceux qui veulent partir à la chasse au koala plus tard, ils sont faciles à repérer: quand on regarde des branches et qu'on voit un tas de feuilles avec un petit trou rose dedans, c'est un derrière de koala. Voilà, c'est simple en fait!

On se fait ensuite quelques longues randonnées de... plusieurs quart d'heures (bah , oui, on n'est plus en Tasmanie, tout est à cinq minutes de marche ici!) et on trouve des free campgrounds où passer nos nuits... gelées! On se les pèles tellement qu'on a décidé de dormir dans la voiture, une trois portes...

 

Heureusement de temps en temps on s'autorise des petits plaisirs: quand on trouve pas de free campground, on se paie un vrai terrain de camping, dont le premier incluait un spa... Quel bonheur après nos nuits tremblotantes, que de barboter au milieu des étoiles (et de rien d'autre, d'ailleurs!). On quitte donc le Victoria, et à la frontière on nous demande de jeter tous nos fruits et légumes, comme si ils voulaient qu'on ne garde aucune trace de cet état...

 

 

Au hasard d'un village paumé, on croise un troupeau d'émeus sauvages, trop mignonnes ces espèces d'autruches qui ont l'air totalement perdu! Un peu plus tard, nous sommes arrivées aux Grampians, un massif montagneux superbement écorché de crêtes et de sommets qui arrivent de partout...

On se fait quelques randonnées aux milieu de quelques unes des plus belles cascades d'Oz, et on croise par-ci par-là des troupeaux de kangourous sauvages qui se laissent chaque fois approcher. On avait prévu une super rando pour la journée de dimanche, mais pour la première fois depuis longtemps la météo n'était pas de notre coté, donc on a décidé de s'attaquer à la route un peu plus sérieusement et de ne plus trainasser à chaque coin de verdure...

 

Lundi nous sommes donc arrivés à Adelaide, où nous avons passé la journée tranquilles à refaire les sacs, lessives et corvées des courses en ligne de mire. Sam s'est laissé tenter par une dernière baignade dans les eaux glaciales de l'océan du sud, sachant qu'on aurait pas droit à la mer avant... un bon bout de temps.

 

Ce matin nous nous sommes fait un immense plaisir en visitant la chocolate factory Haigh's, très connue en Oz et qui, en plus d'être une plongée au cœur de nos souvenirs d'enfance et de Roald Dhal, nous a offert une dégustation gratuite du chocolat le plus cher d'Australie... On va pas se priver!

 

Maintenant on s'apprête à repartir pour quelques jours sans arrêt, en direction de l'Uluru, les yeux grands ouverts à la découverte de ce lieu sacré... On vous donnes des news dès que possible!

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 13:55

holà los amigitos!

 

Nous sommes jeudi soir, moins de 12 heures avant notre grand départ..

 

Demain matin, à 9h30, nous allons prendre la Freeway en direction de Geelong, puis suivre la Great Ocean Road, en se retournant vers Melbourne, la larme à l'oeil... Adieu, dream city of our last 6 months... Et quand nous leverons les yeux, in front of us, nothing... Juste le désert, le sable, les forêts tropicales et les nuits dans la tente entourés de kangourous et de rien d'autres... Plus de poteaux éléctriques, plus d'éléctricité, Plus d'eau courrante, plus de douches, plus de poteaux téléphoniques, plus de téléphone, plus beaucoup de civilisation non plus, d'ailleurs, mêrme pas 10 habitants aux 1000 m²...

 

Cette semaine aura été dure, avec les au-revoir à tous nos amis melbourniens, mais surtout l'acquisition de McKinnon, notre petite Hyunday Excel coupée, avec laquelle on va se faire le tour de l'Australie... rien que ça!

On a donc aussi dû investir dans la tente, le BBQ, les tapis de sol, les assiettes de camping, le PQ et tout et tout, un petit clin d'oeil chaque fois qu'on sortait du magasin en disant "See you later!" - tu parles...

 

Demain, Ingmar, Sam et Jenny, les trois inséparables de Melbourne, partent affronter le coeur rouge, destination: Alice Springs et le rocher sacré de l'Uluru...

 

I hope we'll enjoy as much as we dreamt about it...

Australia, here we go!

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